NOUVELLES DES EGLISES

9 décembre 2019

Le Pape François soutient le sommet de Paris sur l’Ukraine

Après l’Angélus récité place Saint-Pierre, le Pape François a fait allusion à la rencontre en «format Normandie» qui se tient à Paris lundi 9 décembre, entre les présidents français, ukrainien, russe et la chancelière allemande au sujet de la guerre en Ukraine.

«Demain aura lieu à Paris une réunion entre les Présidents ukrainien, russe et français et le Chancelier fédéral allemand - connu sous le nom de «format Normandie» - pour trouver des solutions au conflit douloureux qui sévit depuis des années dans l'est de l'Ukraine. J'accompagne la rencontre d'une prière intense et je vous invite à faire de même, afin que cette initiative de dialogue politique puisse contribuer à apporter des fruits de paix et de justice à ce territoire et à son peuple», a ainsi déclaré le Souverain pontife.

13 000 morts dans le conflit ukrainien

La dernière réunion à ce niveau remonte au sommet de Berlin en octobre 2016. Depuis, toutes les initiatives diplomatiques au sujet du conflit ukrainien ont buté sur la réalité du terrain, où les violences ont diminué, mais n’ont jamais tout à fait cessé. 

 En tout, la guerre dans le Donbass a fait plus de 13 000 morts, dont plus de 3 300 civils. La situation de la Crimée, annexée par la Russie en 2014, ne fait pas l’objet de discussions avec Moscou.

Pour Paris, ces gestes doivent permettre d’« ouvrir une nouvelle séquence de mise en œuvre des accords de Minsk », du nom des documents signés dans la capitale biélorusse en février 2015, à l’issue d’une phase de la guerre qui avait vu l’armée russe intervenir dans le conflit.

Le Pape François est toujours très attentif à la situation de l’Ukraine, et a souvent montré sa proximité avec l’Église grecque-catholique, une Église ukrainienne unie à Rome, qui compte 5 millions de fidèles, soit 10 % de la population.

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VATICAN, 7 décembre 2019 - Le pape François a salué l'approche des Émirats arabes unis qui renforce les piliers de la tolérance, de la coexistence et de la paix.

Lors de la réception d'une délégation des EAU comprenant des membres de l'ambassade des Emirats à Madrid et du programme de formation sur la tolérance et la coexistence du Centre émirati pour les études stratégiques et la recherche, ECSSR, le pape François a déclaré qu'il gardait un bon souvenir de sa visite dans le pays en février dernier.

Les EAU sont un modèle de coexistence et de fraternité humaine et représentent un lieu de rencontre entre diverses civilisations et cultures, a-t-il déclaré.

Il hâte de diffuser et d'établir la culture de la paix, de la tolérance et de la coexistence dans le monde et de jeter des ponts de communication entre les différentes religions et cultures, a-t-il ajouté.

Les membres de la délégation ont remercié Sa Sainteté le Pape François de les avoir accueillis.

Elle a également parlé du rôle clé des Émirats arabes unis dans le renforcement des valeurs de tolérance et des efforts des organisations émiraties pour diffuser et stimuler le dialogue, l'acceptation des autres et l'ouverture à diverses cultures sur les plans local, régional et international.

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La cathédrale arménienne catholique d’Alep rouvre ses portes après la guerre

Après sa rénovation complète, la cathédrale arménienne catholique d’Alep, dédiée à Notre-Dame de Bon-Secours, va être inaugurée dimanche 8 décembre.

La cérémonie d'inauguration et de consécration se déroulera en présence du Nonce apostolique en Syrie, le cardinal Mario Zenari.

Au plus fort de la guerre entre 2013 et 2016, la cathédrale Notre-Dame de Bon-Secours ainsi que d'autres églises chrétiennes et lieux de prière, ont subi de graves dommages en raison des bombardements.  

Les travaux de rénovation ont commencé le 1er novembre 2018, après le retrait de la milice antigouvernementale, et après une année de travaux intenses, l'église, construite en 1840, a retrouvé sa gloire d'antan, signe de renaissance après les événements et message d'espoir pour les chrétiens qui malgré tout n'ont pas abandonné ou ne pouvaient quitter leur ville.

La cérémonie de consécration sera présidée par Mgr Boutros Marayati, archevêque des Arméniens catholiques d'Alep. Le samedi 7 décembre, à 13 heures, aura lieu une autre cérémonie d'inauguration à laquelle participeront, outre le nonce Mario Zenari, le Grand Mufti de Syrie et des personnalités et représentants des institutions du pays ainsi que des représentants des Églises chrétiennes d'Alep.

La restructuration de la cathédrale a été rendue possible grâce à des dons privés et institutionnels. Parmi eux, ceux de la Congrégation pour les Églises orientales, ceux des diocèses de Cologne en Allemagne, et de Bologne, en Italie, du Collège pontifical arménien de Rome, de l’Œuvre d’Orient et de la communauté Sant'Egidio.

Actuellement, le nombre des fidèles arméniens catholiques du diocèse d'Alep s’élève à environ 17

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Au Pakistan, le dialogue interreligieux se noue à l’école

Mgr Sebastian Shaw, archevêque de Lahore, est également le président de la Commission épiscopale pour l'Œcuménisme et le dialogue interreligieux. C’est à ce titre qu’il s’est rendu, cette semaine, dans une école coranique, avant de visiter le département d'études islamiques d'une Faculté universitaire de Multan.

Accompagné d'une délégation de prêtres dominicains et du Père Francis Nadeem, secrétaire exécutif de la Commission épiscopale, Mgr Sebastian Shaw a d’abord franchi les portes de l’école coranique de Multan. L’imam les y attendait et leur a présenté les élèves de l’école avant de conduire le groupe dans le jardin où un olivier, symbole de paix, a été planté. Tous les participants ont ensuite récité ensemble la prière «Dieu fait de moi un instrument de Ta paix», attribuée à Saint François d’Assise. Ils témoignaient ainsi de leur espérance d’une unité possible entre chrétiens et musulmans.

Un engagement en faveur de la paix

La délégation s'est ensuite rendue à l'Université Baha Ul Din Zikria, à Multan, afin de visiter le Département d'études islamiques. Les religieux catholiques y ont rencontré les enseignants du département, avec lesquels ils ont échangé sur les points communs unissant chrétiens et musulmans, dans le respect de leurs différences réciproques. Jamil Nataqani, chef du Département d'études islamiques, et les autres professeurs se sont déclarés heureux de cette rencontre.

Mgr Sebastian Shaw leur a remis le Document sur la fraternité humaine, signé à Abou Dhabi par le Pape François et le Grand Imam d’Al-Azhar Ahmed Al-Tayyeb, traduit en langue urdu. Un olivier a également été planté au sein du Département d'études islamiques. L’archevêque de Lahore y voit un «signe sacré de l'engagement commun en faveur du dialogue, de la paix et de la réconciliation entre chrétiens et musulmans».

Un Pakistan plus tolérant et plus inclusif

Cette visite intervient quelques semaines après un séminaire organisé à Karachi par le Centre pour la Justice sociale (CSJ) afin de discuter de liberté religieuse. Lors de cet évènement, des étudiants, des hommes politiques et des responsables religieux ont relevé les atteintes portées aux droits fondamentaux au Pakistan. «Bien qu’ayant de nombreuses dispositions au sein de la Constitution qui garantissent la liberté sociale, culturelle et religieuse des minorités, l’adhésion et le respect de ses normes demeurent limitées» a affirmé le Directeur exécutif du CSJ, le catholique Peter Jacob.

En effet, dans cette république islamique à majorité sunnite, les membres de minorités religieuses sont souvent victimes de discriminations ou de tentatives de conversion forcée. Peter Jacob a souligné cet état de fait avant d’affirmer la nécessité de «développer une voix consolidée permettant de rendre le Pakistan plus tolérant et plus inclusif».

Le Pr. Riaz Shaikh, enseignant à l’Université du Pendjab, a alors rappelé l’importance de l’article 20 de la Constitution du Pakistan relatif aux droits des citoyens pakistanais, affirmant qu’«un modèle inclusif est indispensable pour porter le pays hors de l’obscurité». «Il doit exister un motif pour lequel, depuis la fondation du Pakistan, le nombre de non-musulmans s’est réduit de 25-30% de la population totale à moins de 3%» a-t-il déclaré. «Il faut reconnaitre que la religion a été utilisée au sein de notre société comme instrument pour résoudre des controverses et obtenir des bénéfices. L’intolérance est devenue un problème énorme, difficile à affronter».

L’Année de la Jeunesse

Cette visite d’établissements scolaires par des religieux catholiques a aussi lieu dans le cadre de l’Année de la Jeunesse, lancée par l’Église du Pakistan le 16 novembre. Mgr Samson Shukardin, évêque d’Hyderabad et Coordinateur de l’Année de la Jeunesse, a déclaré au cours de la messe célébrée ce jour-là : «L’Année de la Jeunesse au Pakistan constitue un moment où l’Église forme et renforce les jeunes, en s’engageant en faveur de leur développement dans le domaine éducatif, professionnel et spirituel, afin que tous vivent dans la dignité. Il s’agira d’un temps pour les écouter, pour écouter les défis qu’ils doivent relever au sein des temps modernes et pour les aider dans leur croissance».

Le Pape François a lui-même assuré les jeunes Pakistanais de ses prières, affirmant qu’en mettant leur jeunesse et leurs dons au service du Seigneur et de Son Église, ils deviendront toujours plus des «témoins de l’Évangile où qu’ils se trouvent». C’est en favorisant le dialogue interreligieux au sein de la nouvelle génération que l’Église espère finalement faire avancer le Pakistan sur le chemin de la paix.

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Burkina Faso : Le cri de cœur du Cardinal Ouédraogo face au terrorisme

L’ Archevêque de Ouagadougou, le Cardinal Philippe Ouédraogo plaide, dans une interview accordée à Radio Vatican, pour une plus grande solidarité internationale et invite à poser des actes concrets pour combattre le terrorisme dans le Sahel.

Au lendemain d’une nouvelle attaque djihadiste perpétrée dans un lieu de culte chrétien à l’est du Burkina Faso, causant au moins 14 morts, le Cardinal Philippe Ouédraogo, archevêque de Ouagadougou, a déploré la récurrence de ces attaques dans le pays. Depuis 2015, en effet, elles y sont de plus en plus fréquentes et meurtrières en particulier dans le nord et l’est. Des attaques quasi quotidiennes qui ont fait plus de 700 morts, et environ 500.000 déplacés internes et réfugiés.

Une Situation déplorable

Les attaques terroristes au Burkina Faso n’épargnent personne, déplore le Cardinal : « l’armée, les forces de défense et de sécurité payent un lourd tribut avec les nombreux morts enregistrés dans leur rang. Aussi bien les autorités coutumières que des prêtres, religieux, et d’autres chrétiens sont tués. Nous avons des prêtres, des religieux qui ont été enlevés et jusque-là nous ne savons pas où ils sont ».
En outre, le Cardinal a fait remarquer que ces attaques ne visent pas que les chrétiens : « 18 fidèles musulmans ont été tués lors d’une prière dans une mosquée au village de Salmossi dans le nord du pays ».
Pour l’archevêque de Ouagadougou, les raisons de toutes ces attaques, sont « une question à poser au monde entier ». Il a cependant dénoncé des mains invisibles qui arment les djihadistes : « Tous ceux qui donnent ces armes, qu’ils arrêtent et qu’ils comprennent la sacralité de la vie qui mérite le respect », a-t-il insisté.

Le terrorisme, un défi mondial

Le terrorisme est un défi mondial majeur auquel tous les pays sont confrontés, selon Cardinal Philippe Ouédraogo, « mais un défi plus difficile à relever pour les pays pauvres qui subissent davantage sans moyens de défense adéquats ».
Evoquant la mission du G5 Sahel, il note une mission bien difficile pour cette organisation locale qui, à ses yeux, nécessite plus de moyens. « Des promesses sont faites, et des aides qui ne viennent pas comme prévu ». Le G5 Sahel est un cadre institutionnel de coordination et de suivi de la coopération régionale en matière de politique de développement et de sécurité. Il a été créé en 2014 par cinq États du Sahel, à savoir la Mauritanie, le Mali, le Burkina Faso, le Niger et le Tchad.

Un engagement à plus de solidarité

Pour le Cardinal burkinabè, le combat contre le terrorisme au Sahel nécessite un véritable engagement de la part des pays concernés, qui doivent être soutenus par la communauté internationale. Il appelle donc à plus de solidarité interne et internationale « sans laquelle nous ne saurions vaincre ce fléau international dont souffrent essentiellement les pays les plus pauvres ». Il souhaite également des actions concrètes, « plus de solidarité et moins d’indifférence … C’est un cri de cœur », a laissé entendre l’archevêque de Ouagadougou.

La prière, notre « kalachnikov »

Face aux conséquences de ces attaques, l’Eglise catholique burkinabè mène de nombreuses actions caritatives en faveur des populations déplacées.
En outre, le Cardinal Ouédraogo recommande le pays à la prière de tous les fidèles catholiques pour qu’advienne la paix qui est « un don de Dieu et reste toujours le fruit des efforts des hommes ».
Dans ce sens, l’archidiocèse de Ouagadougou organise, à partir de la première semaine du temps de l’Avent, une année de prière continue, pour toute l’année liturgique, impliquant toutes les paroisses à travers les groupes de prières et les mouvements paroissiaux. « Notre kalachnikov de riposte, c’est la prière », rappelle le cardinal Ouédraogo qui appelle toute la population burkinabè à l’espérance : « Vivons dans l’espérance que nous allons nous en sortir », conclut-il.

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A propos du rite romain pour les diocèses du Zaïre

Le Pape François a célébré une eucharistie aux couleurs africaines avec la communauté congolaise à Rome dans un rite peu connu du grand public : le rite romain pour les diocèses du Zaïre. L’article en donne quelques caractéristiques importantes.

Le Pape présidera la messe avec la communauté congolaise à Rome

Le dimanche 1er décembre 2019, le Pape François a présidé une messe avec la communauté congolaise à Rome dans un rite sinon inédit, du moins peu connu du grand public : le rite romain pour les diocèses du Zaïre. Pour d’aucuns, cette messe, aux couleurs africaines, aurait porté en plein jour la culture d’un peuple avide de sautiller au rythme séducteur du tam-tam. Mais, qu’est-ce que vraiment le rite romain pour les diocèses du Zaïre ? Faut-il le comprendre au seul niveau culturel ? Ne serait-il pas mieux de dépasser l’apparence folklorique pour cerner le sens et l’essence de ce rite ?

Un rite inculturé, en réponse aux besoins de la population

D’entrée de jeu, il est non moins important de souligner que le rite congolais ou zaïrois, comme d’aucuns l’appellent, est une adaptation du rite romain ordinaire. Il est le fruit d’un long processus de dialogue entre l’épiscopat congolais (zaïrois) et Rome, dans le contexte de l’inculturation, visant à ouvrir la liturgie aux valeurs culturelles du peuple zaïrois. Dès son origine, il s’est voulu une réponse aux besoins de la société et aux signes des temps, l’objectif étant de faire progresser la vie chrétienne de jour en jour chez les fidèles. D’ailleurs, le nom "Zaïre" avec lequel ce rite est connu s’inscrit dans cette perspective.

Un rite spécifiquement congolais, sans empêtrer l’unité de l’Eglise

En effet, lorsqu’en avril 1988, la congrégation pour le Culte Divin l’approuve, l’actuelle République démocratique du Congo portait le nom du Zaïre dont la signification s’apparente au mot « Nzadi » signifiant « fleuve », ou tout simplement « rivière qui engloutit toutes les autres rivières », une des désignations génériques du fleuve Congo. A vrai dire, c’est un peuple particulier d’Afrique qui se trouve par-là désigné. Dans ce sens, il ne convient pas de parler de rite africain, l’Afrique étant un continent multiculturel. De même, il n’est pas l’apanage des seuls congolais, car ce rite est une porte ouverte à l’universel, sans empêtrer l’unité de l’Eglise.    

Pour une participation active des fidèles

C’est dans cet esprit que les textes et les rituels tiennent compte de la tradition stylistique orale africaine. L’insistance est mise sur la participation active des fidèles chrétiens à la célébration du Saint Mystère de l’Eucharistique. Tel est par exemple le cas des mouvements rythmiques accompagnés des danses qui ornent la célébration des chants souvent accompagnés de tambours et d’autres instruments traditionnels. Loin d’être un simple trémoussement, la danse qui s’ajoute à la prière, est une expression culturelle à l’image de la palabre africaine. Ce n’est donc plus seulement tout homme qui prend part à la célébration eucharistique, mais tout l’homme.

A l’image de la palabre africaine

Dans la palabre africaine, en effet, celui qui prend la parole dans l’assemblée doit être autorisé par celui qui préside, le Chef. C’est ainsi que les lecteurs s’inclinent devant le prêtre qui représente le Christ et lui demande sa bénédiction. Des prières sont prononcées selon la tradition ancestrale : la litanie des ancêtres au cœur droit, la préface particulière et le rite pénitentiel placé après le credo. Il convient de signaler que cette invocation des ancêtres au cœur droit n’a été rendue possible que grâce l’ouverture que crée le Concile Vatican II, notamment dans la constitution dogmatique sur la liturgie, Sacrosanctum concilium.

L’Église, dans les domaines qui ne touchent pas la foi ou le bien de toute la communauté, ne désire pas, même dans la liturgie, imposer la forme rigide d’un libellé unique : bien au contraire, elle cultive les qualités et les dons des divers peuples et elle les développe ; tout ce qui, dans les mœurs, n’est pas indissolublement lié à des superstitions et à des erreurs, elle l’apprécie avec bienveillance et, si elle peut, elle en assure la parfaite conservation ; qui plus est, elle l’admet parfois dans la liturgie elle-même, pourvu que cela s’harmonise avec les principes d’un véritable et authentique esprit liturgique. Sacrosanctum concilium n° 37.

Au-delà de l'apparence folklorique 

Mais, il faudrait aussi reconnaitre que l’invocation des ancêtres dans le rite zaïrois n’est pas totalement le propre de l’Afrique. Nous retrouvons cette pratique chez les peuples d’Israël avec la vénération des patriarches. Il est vrai qu’il n’y a pas de culte des ancêtres dans la Bible. On le sait très bien, la Torah a centré la religion sur un monothéisme absolu dont la résonance se fait sentir dans le premier commandement du Décalogue, légué par Moïse au peuple élu (Ex 20, 3). Et pourtant, le souvenir des patriarches reste une mémoire active et vivace dans le chef des Juifs. En fait, c’est en référence à ces patriarches que Yahvé se présente à Moïse dans le buisson ardent (EX. 3, 6). On l’aurait compris, situer la question de l’invocation des ancêtres à ce point permet non seulement de cerner l’élément essentiel à ce rite, mais aussi écarter la dimension folklorique, et partant, avoir un soubassement théologique d’un élément important dans cette manière de célébrer l’eucharistie.