Nouvelles des Eglises

      NOUVELLES DES EGLISES

 

 


LES JEUNES EUROPEENS SONT-ILS ELOIGNES DE LA RELIGION

L’Institut catholique de Paris et l’université catholique britannique St Mary’s de Twickenham ont réalisé une étude sur les jeunes et la religion dans 21 pays européens, plus Israël, que le quotidien "La Croix" publie et commente.
Si le déclin de l’affiliation et de la pratique religieuse est généralisé, l’étude fait apparaître de très fortes disparités entre les pays, et montre toutefois des jeunes chrétiens moins nombreux mais plus impliqués. Les chiffres vont sans aucun doute interpeller les participants au pré-Synode, qui se tient en ce moment à Rome pour préparer le Synode des évêques sur les jeunes, en octobre.
Selon l’étude conjointe de l’Institut catholique de Paris (ICP) et de l’université catholique londonienne St Mary’s sur la religiosité des 16-29 ans en Europe, dans 12 des 21 pays européens étudiés – auxquels s’ajoute Israël –, une majorité de jeunes déclarent être sans religion. En République tchèque, ils sont même 91 % !
Ce déclin généralisé de l’affiliation religieuse est à ne pas confondre avec la croyance en Dieu qui peut être dissociée de l’appartenance à une religion. C'est là l’une des conclusions fortes de cette étude statistique.
Celle-ci s’appuie sur les données des deux dernières vagues de l’enquête European Social Survey, réalisées en 2014 et 2016. Les auteurs se sont basés sur des sous-échantillons, parfois restreints, ce qui invite à la prudence dans l’analyse, de plusieurs centaines de jeunes de 16-29 ans dans chaque pays pour analyser leurs croyances et pratiques religieuses.
Ainsi, en France, ils sont 64 % à se déclarer sans religion, contre 23 % de catholiques et 10 % de musulmans, à nuancer au regard du sondage OpinionWay pour La Croix, publié en juillet 2016, sur un échantillon plus large et plus représentatif, où 42 % des 18-30 ans se disaient catholiques et 47 % sans religion.
Selon l’étude, la référence religieuse s’estompe fortement. « Le constat est celui d’une situation de déclin généralisé de la pratique religieuse », indique sans ambages le professeur Stephen Bullivant, théologien et sociologue des religions à l’université St Mary’s, co-auteur de l’étude. La pratique hebdomadaire est extrêmement faible. Elle concerne plus de 10 % des jeunes uniquement dans quatre des pays étudiés : la Pologne (39 %), Israël (26 %), le Portugal (20 %) et l’Irlande (15 %).
À l’inverse, dans sept pays, plus de la moitié des personnes interrogées déclarent ne jamais assister à un office religieux (République tchèque, Pays-Bas, Espagne, Royaume-Uni, Belgique, France et Hongrie).
Pour autant, l’enquête n’est pas uniforme. Les « bastions » catholiques résistent à la sécularisation, davantage d’ailleurs que les pays majoritairement luthériens ou anglicans.
Outre l’exception polonaise (82 % de catholiques), le Portugal et l’Irlande affichent également un dynamisme enviable. « On dit beaucoup de l’Irlande qu’elle est en pleine déchristianisation et que les jeunes ne vont plus à l’église, explique Stephen Bullivant. C’est vrai si vous regardez les chiffres dans le temps, mais aujourd’hui, par rapport au reste de l’Europe, les jeunes Irlandais sont encore extraordinairement religieux. »
Par ailleurs, l’étude donne à voir des minorités chrétiennes peu nombreuses mais dont la religiosité apparaît plus vive et ne répondant quasi plus à une pression sociale ou une dimension identitaire.
L’exemple le plus frappant est celui de la République tchèque. Très peu nombreux (7 % de la population), les jeunes catholiques sont 24 % à se rendre à la messe au moins une fois par semaine et 48 % à prier sur la même période. «
L’exemple de la République tchèque est symptomatique de ce que Benoît XVI appelait les “minorités créatives” », analyse Stephen Bullivant qui envisage que le scénario tchèque préfigure celui de la France ou de l’Espagne à moyen terme.
Ce christianisme d’adhésion, par contraste avec le christianisme culturel qui est de moins en moins transmis, apparaît également à des degrés moindres au Royaume-Uni, aux Pays-Bas ou en France. « Les communautés catholiques sont plus petites mais, dans un réflexe de minorité, les individus y sont plus investis », assure François Moog, théologien et doyen de la faculté d’éducation de l’ICP.
« L’appartenance religieuse devient ainsi plus existentielle et engageante. La transmission familiale est plus forte comme le soutien entre les membres de la communauté. En revanche, ces minorités s’interrogent sur leur manière d’être chrétien aujourd’hui et de prendre la parole dans l’espace public. En France, plusieurs ouvrages ont d’ailleurs été publiés récemment sur ce thème. »

 


AMERIQUE - BRESIL : UNE SITUATION D'ESCLAVE

Le ministère du Travail brésilien a poursuivi en justice des entreprises liées à la secte “Communauté Évangélique Jésus, La vérité qui marque”, après avoir libéré 565 personnes en situation analogue au travail esclave dans trois Etats du Brésil.
Des opérations policières, menées conjointement le 15 mars ont permis de libérer 565 personnes qui se trouvaient en situation de travail esclave dont 32 étaient mineures. Ces opérations policières ont été diligentées dans trois grandes propriétés agricoles situées dans les Etats du Minas Gerais, de Bahia et de Sao Paulo.
La police a arrêté le pasteur Cícero Vicente de Araújo, fondateur de cette Eglise et accusé de maintenir les fidèles en situation de travail esclave. Par ailleurs, une demi-douzaine de cadres de cette même Eglise, outre ces accusations de travail esclave, font également l’objet d’une enquête pour trafic de personnes, fraude, association de malfaiteurs, évasion fiscale et blanchiment d’argent.
Les premiers témoignages de victimes recueillis par les fonctionnaires de la police fédérale ont mis à jour la manière dont le pasteur Cícero Vicente de Araújo a attiré des centaines de personnes avec des promesses de paix spirituelle, La plupart des victimes ont d’ailleurs perdu tous leurs biens, au profit de cette communauté, ont été éloignées de leurs familles et pour nombre d’entre elles finalement soumises à une dure situation de travail.
São Paulo était le centre de recrutement de cette secte. Après avoir donné leurs maisons ou appartements, de nombreux fidèles ont été jusqu’à louer des logements administrés par les dirigeants de la “Communauté Évangélique Jésus,
Selon les estimations de la police fédérale, la secte comptait quelque six mille fidèles. qui espèraient des miracles et pour cela, elles se donnaient dans douze grande exploitations agricoles et 35 établissements commerciaux,( Source : cath.ch)

 



AFRIQUE/CONGO - DES DEFIS POUR LA MISSION, DE L'EGLISE

Pour le Père Armand Brice Ibombo, les « Eglises du réveil », celles d’origine pentecôtiste et les véritables sectes religieuses qui prolifèrent sur tout le territoire du Congo et ne voient pas d’un bon œil l’Eglise catholique » explique-t- il
« Ces communautés font tout ce qui est en leur pouvoir pour attirer les fidèles, les séduisant jusqu'au travers de biens matériels. Souvent, elles sont financées depuis l’étranger,. Nombre de leurs pasteurs proviennent d’autres pays » .
« Outre les églises évangéliques et pentecôtistes, en République du Congo se diffuse également en ce moment la religion islamique, au travers de modalités similaires par rapport à celles accompagnant la progression des « Eglises du réveil », à savoir l’offre d’aides économiques en particulier aux jeunes.
« Depuis quelques temps, on a remarqué une légère augmentation de jeunes congolais devenus musulmans et témoignant de leur nouvelle foi en portant des vêtements islamiques.
Pour le moment, il n’y a pas de problèmes. Cependant, nous craignons l’infiltration d’extrémistes également dans notre pays. Le Congo est en effet limitrophe de la République centrafricaine où sont présents des groupes islamistes tels que la Seleka.
La Centrafrique est à son tour limitrophe du Cameroun où se sont infiltrés depuis longtemps les islamistes nigérians de Boko Haram. Si une unification entre ces différents mouvements avait lieu, le prochain objectif serait notre pays et les signaux que nous remarquons ne sont pas encourageants ».
« Pour faire face à ces défis, outre la formation des laïcs, il faut parier sur l’éducation des jeunes – souligne le Secrétaire général de la Conférence épiscopale. Nos élèves et étudiants ont besoin d’être formés non seulement culturellement mais aussi spirituellement aux valeurs chrétiennes et humaines comme nous y invite la Doctrine sociale de l’Eglise.
Si nous voulons avoir un avenir de paix dans notre pays, cela dépendra également de l’engagement présent envers nos jeunes, que nous guidons sur les pas du Christ ».
Le prêtre relève enfin : « Depuis les années 1990, la République du Congo vit un moment particulier au niveau politique. Cette situation porte les Evêques, le clergé, les religieux et les laïcs à s’engager davantage au niveau pastoral dans l’annonce de l’Evangile. Il faut de la patience et une prière continuelle en faveur de la paix.

 


ASIE - INDE -LES ATTAQUES CONTRE LES MINORITES

L' ’Eglise catholique et d'autres communautés religieuses minoritaires sont préoccupée par les « attaques sporadiques contre les institutions et les personnes religieuses en différentes parties du pays. Les institutions religieuses rappellent que ces actes de violence sont contre la loi et portent préjudice au pays ».
Elles demandent au gouvernement de les bloquer en intervenant de manière décidée, « cela permettrait d’atténuer les craintes des communautés » en décourageant d’ultérieures violences.
C’est ce qu’a déclaré le nouveau Président de la Conférence épiscopale (CBCI), le Cardinal Oswald Gracias, en rencontrant le Premier Ministre de l’Union, Narendra Modi, La rencontre entre le Cardinal et le Premier Ministre s’est déroulée, selon les deux interlocuteurs dans une atmosphère cordiale et d’ouverture et a été qualifiée de « rassurante » par les parties.
La réunion a été l’occasion pour rappeler « la contribution historique de l’Eglise dans la construction de la nation et son action en faveur du bien-être de la population indienne, en particulier dans les domaines de l’éducation, de l’assistance sanitaire et de la solidarité » a rappelé le Cardinal.
Le Président de la CBCI a affirmé que, conscient des importants défis que le pays doit relever, « l’Eglise veut être pleinement partie intégrante du grand projet de construction de la nation », en ayant comme horizon le bien commun du pays.
Le Cardinal a également évoqué avec le Premier Ministre la possibilité d’une visite du Pape en Inde, remarquant que « le Pape François est le chef de l’Eglise universelle, acclamé dans le monde entier et apprécié par des personnes de tout credo ».
Le Cardinal a en outre déclaré que « sa visite serait porteuse de bénéfices à long terme pour notre pays ».
Le Premier Ministre a assuré le Président de la CBCI que « la première priorité du gouvernement est le bien-être des personnes et l’éradication de la pauvreté ». Il a par ailleurs réaffirmé être « le Premier Ministre de tous les indiens, indépendamment de leur caste et de leur credo », indiquant qu’il sera toujours « disponible et désireux d’examiner les questions soumises à son attention ».

 


INDE - LES DANGERS DE L'ALCOOL

L’Église au Kerala dénonce une politique de l’Etat qui doit libéraliser l’accès à l’alcool dans les semaines à venir dans cet Etat du Sud-Ouest.
Des groupes d’Église au Kerala s’opposent farouchement à la libéralisation de l’accès à l’alcool, décidée par l’Etat dirigé par un gouvernement communiste. Pour eux, cette décision, approuvée le 14 mars et qui doit prendre effet le 2 avril, a pour objectif d’augmenter les revenus de l’Etat, sans aucune considération pour ses conséquences sur la société.
Le comité des évêques catholiques du Kerala, rejoint par d’autres mouvements d’Église, a donc demandé le retrait de cette loi qui doit permettre les ventes d’alcool sans restriction. Cela multiplierait, pour eux, les addictions, transformant des centaines de travailleurs pauvres et de jeunes en alcooliques.
L’Église au Kerala a donc décidé d’organiser, le 2 avril, des manifestations devant toutes les paroisses et dans ses 31 centres diocésains, « car c’est un vrai problème moral », pour Mgr Remigiose Inchananiyil, évêque de Thamarassery, qui est à la tête du comité antialcoolique de la conférence régionale des évêques.
Les communautés musulmanes et hindoues se sont jointes à notre campagne antialcoolique », explique Mgr Inchananiyil. Le gouvernement se dit prêt à dialoguer avec n’importe quel groupe, y compris l’Église, pour apaiser leurs craintes.
« Il n’y a aucune raison d’être inquiet. Notre politique sur l’alcool favorise l’abstinence et veut éviter toute interdiction. C’est ce que nous avons dit dans notre communiqué », explique le ministre.
Le père Vellamaruthunkal explique que l’Église n’a pas prévu de pourparlers avec le gouvernement sur cette question : « Ceci dit, nos portes sont ouvertes pour en parler. » ( Ucanews,)

 

 

 

 

 

 

 

 

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