Nouvelles des Eglises

      NOUVELLES DES EGLISES

 

12 juin 2018

 

 

CATHOLIQUES ET ORTHODOXES - RENCONTRE A BARI

Au cours de la rencontre œcuménique pour la paix au Moyen-Orient organisée par le pape François à Bari, une rencontre essentiellement de prière, dans le sud de l′Italie, le 7 juillet 2018, les chefs des différentes confessions chrétiennes dialogueront à huis clos. la basilique Saint-Nicolas – construite entre 1087 et 1197 et lieu de pèlerinage pour les catholiques et les orthodoxes.

Simultanément, les chefs des différentes confessions chrétiennes rejoindront la basilique depuis leur résidence. Ils accueilleront le pape et le salueront individuellement à partir de 8h30 devant l′édifice.

A la fin des salutations, les évêques et les patriarches entreront dans la basilique, suivis de l′évêque de Rome qui sera accueilli par des dominicains. Puis, les différents responsables religieux descendront dans la crypte de la basilique pour y vénérer les reliques de saint Nicolas (270-345), dit de Myre ou de Bari.

Le pape François et les patriarches rejoindront la basilique pour une rencontre à huis clos entre 11h et 13h30.

 

 

LE SYNODE SUR L'AMAZONIE

Le cardinal Lorenzo Baldisseri, secrétaire général du Synode, souhaite que soit laissés un temps et un “espace de discussion“ libre en vue du synode sur l’Amazonie. Ce synode doit tenir compte de la réalité : territoire, population.

+La forêt amazoniennea une superficie de 5 500 000 km2, soit près de dix fois la taille de la France., La population de cette région boisée était de 22,308 millions d’habitants en 2007. Il faut y ajouter les zones urbaines qui en sont marquées par elle.

C’est ce qu’il a affirmé lors de la présentation à la presse, le 8 juin, du Document préparatoire au synode. Pour que l’Eglise puisse exercer sa mission dans ce territoire immense qu’est l’Amazonie, il faut “une hiérarchie [ecclésiale] des urgences“, a-t-il affirmé.

lI se donne pour objectif de repenser de nouveaux ministères, afin de permettre un meilleur accès à l’Eucharistie des populations indigènes reculées.

Concernant la possibilité d’ordonner des hommes mariés – les viri probati – le cardinal Baldisseri est cependant resté prudent, sans rien exclure a priori. Il s’est ainsi contenté d’expliquer que ces nouveaux chemins “auront une incidence sur les ministères, la liturgie et la théologie“.

Sur les femmes, évoquées dans le document pour des ministères officiels dont elles peuvent être chargés, , le cardinal a rappelé l’enseignement de l’Eglise, qui les exclut des ministères sacramentels ordonnés. Mais selon lui, ce synode doit être le moment de la parrhèsia – liberté de parole – et de la franchise.

“Le synode doit ainsi offrir un espace de discussion et de recherche, car “l’Eglise n’opprime pas l’intelligence“, a poursuivi le cardinal Baldisseri. Il faut donc laisser la liberté à chacun de s’exprimer, et prendre le temps nécessaire à la réflexion.

Le secrétaire général du Synode a cependant précisé que le discours ne se focalisera pas que sur les viri probati. Il existe aussi d’autres ministères, a-t-il souligné, qui est selon lui un mot ample. Il ne s'agit pas de contextualiser la théologie seulement dans des perspectives occidentales.

Il a ainsi fait référence à une certaine théologie indienne, courant qu’il estime très fort actuellement en Amérique du Sud, sur le même mode que la théologie de la libération dans les décennies précédentes. Il est donc important de contextualiser lcette théologie, a-t-il insisté.

Un terme défendu également par le cardinal brésilien Claudio Hummes, archevêque émérite de Sao Paulo, dont un court message vidéo a été diffusé lors de la conférence de presse. A 82 ans, l’ancien préfet de la Congrégation pour le clergé est désormais président du Réseau ecclésial pan-amazonien (REPAM), qui constitue le bras armé de la réflexion en amont de ce synode.

Par ailleurs, le cardinal Baldisseri a également confirmé qu’il y aurait des représentants indigènes lors du synode de 2019. Notamment lors de la réflexion préalable en petits groupes, dans les circuli minores. Mais ceux-ci ne prendront pas part au vote. (cath.ch)

 

 

UNE EMISSION A NE PAS NEGLIGER

" Prêtres célibataires, prêtres mariés dans les Eglises Catholiques Orientales ": Emission du dimanche 17 juin 2018 - 9h30- France 2 qui sera un important témoignage

Dans les Eglises Orientales Catholiques, l’antique tradition de laisser la possibilité aux prêtres d’être marié ou célibataire a été gardée. Dans certaines Eglises, comme chez les Gréco-Catholiques Ukrainiens, plus de 80% du clergé sont des hommes mariés, ordonnés prêtres.

Le Pape François a autorisé depuis quatre ans leur ordination et leur ministère même en diaspora.

En France l’évêque ukrainien a déjà ordonné plusieurs hommes mariés : Cette sacramentalisation n'est pas un charisme différent. Ils sont prêtres. Cette émission verra ainsi la participation de Mgr Borys Gudziak, évêque des Gréco-Catholiques Ukrainiens en France, celle Mgr Michel Romaniuk, curé de la Cathédrale saint Volodymyr de Paris et du père Yuriy Leshchynskyy, curé de Saint Borys et Hlib à Senlis (60) et de son épouse.(Thomas Wallut)

 

 

LE VATICAN OUVRE UNE REPRESENTATION DIPLOMATIQUE AU SOUDAN

Le pape François a donné son accord à l’ouverture d’une représentation diplomatique permanente du Saint-Siège à Djouba, capitale du Soudan du Sud, indépendant depuis 2011.

Le diplomate du Saint-Siège résidera ainsi en permanence dans la capitale de ce pays africain ravagé par les conflits depuis son indépendance. Il s’agit de Mgr Mark Kadima, actuellement conseiller de nonciature au Brésil.

Le Soudan du Sud dispose toutefois déjà d’un nonce apostolique, Mgr Charles Daniel Balvo, mais qui ne réside pas dans le pays. Mgr Balvo est basé au Kenya, où il est également représentant du Saint-Siège.

“L’ouverture du siège permanent montre sans aucun doute que le Saint-Père porte le Soudan du Sud dans son cœur”, a estimé Mgr Barani Eduardo Hiiboro Kussala, président de la Conférence épiscopale soudanaise. En 2017, le Pape avait annoncé son désir de se rendre dans ce pays, mais ce voyage avait été repoussé sine die en raison des conditions sécuritaires sur place.

Plus jeune pays du monde, le Soudan du Sud compte près 6 millions de catholiques sur 12 millions d’habitants, .Après sa sécession d’avec le Soudan-Nord, le pays a sombré dans la guerre civile dès 2013. Ce conflit aurait fait au moins 50.000 morts et près d’un million de déplacés. (fides)

 

ILS MULTIPLIENT LES CONTACTS

Face aux persécutions anti-chrétiennes, catholiques et orthodoxes multiplient les contacts. Le Pape François a reçu le 30 mai une délégation du patriarcat orthodoxe de Moscou conduite par le métropolite Hilarion, président du département des relations extérieures,

Cette nouvelle rencontre marque des rapprochements tangibles entre catholiques et orthodoxes. En moins de trois semaines, le Pape aura reçu pas moins de trois hauts responsables orthodoxes: tout d’abord le 11 mai le métropolite Ratislav, primat des Terres Tchèques et de Slovaquie, puis le 26 mai Bartholomée Ier, patriarche œcuménique de Constantinople, et donc le 30 mai le métropolite Hilarion.

Ces rencontres, indique-t-on au Conseil pontifical pour la promotion de l’unité des chrétiens, confirment les bonnes relations entre le Vatican et le monde orthodoxe.

De fait, comme ses prédécesseurs depuis Paul VI (1963-1978), le Pape François attache une importance particulière à ces relations. La pleine communion entre orthodoxes et catholiques, sans être une réalté est l’une de mes principales préoccupations, avait-il affirmé en 2015.

Et ce à cause des persécution dans diverses régions :Extrême-Orient, Afrique, Moyen-Orient. Comme il l’a exprimé à plusieurs reprises, les persécutions contre les chrétiens sont un puissant moteur vers l’unité – “l’œcuménisme du sang”, dit-il souvent.

Ces violences constituent un appel urgent à trouver une grande unité, a déclaré le pape au métropolite Ratislav lors de leur rencontre le 11 mai dernier. C’est d’ailleurs cette préoccupation commune pour les chrétiens du Moyen-Orient qui a permis la rencontre historique entre le pape et le patriarche orthodoxe de Moscou Kirill en 2016.

De même, qu’un second contact – téléphonique cette fois – le 14 avril dernier, lui aussi motivé par la situation au Moyen-Orient. Préoccupation d’autant plus grande que les chrétiens sont menacés de disparaître dans cette région du monde, pourtant celle de naissance de leur foi.

La sollicitude pour les chrétiens du Moyen-Orient persécutés sera aussi au cœur de la journée de prière œcuménique à Bari (Italie) le 7 juillet. Si la liste des invités n’a pas été communiquée, de hauts responsables orthodoxes devraient y être présents. D’autant que la ville de Bari abrite les reliques de saint Nicolas, reconnus tant par les catholiques que les orthodoxes.

De mai à juillet 2017, le pape François avait d’ailleurs autorisé le prêt de ces reliques au patriarcat de Moscou. Ce geste, a estimé le métropolite Hilarion le 29 mai “a été l’événement le plus important des relations entre l’Eglise orthodoxe russe et l’Eglise catholique”, ces dernières années. (cath.ch/imedia/xln/rz)

 

 

OUZBEKISTAN - L'ASIE CENTRALE ET L'EGLISE

L'administrateur de cette région lance un appel.« Nous nous en remettons à la prière de tous afin que le Seigneur puisse donner à l’Ouzbékistan de nouveaux prêtres et qu’Il puisse soutenir notre mission.

Les prêtres catholiques sont répartis à l’intérieur de cinq Paroisses dans les plus grandes villes du pays où se trouvent seulement les quelques 3.000 catholiques uzbeks. Et ce pour une population de 32 milliond d'habitants, musulmans à 94 % et orthodoxes à 8%
« A Tachkent, les fidèles catholiques sont assistés par deux prêtres franciscains et un frère laïc. A Boukhara nous disposons d’un prêtre et d’un religieux tout comme à Fergana et à Urgench, alors que Samarkand est aujourd’hui totalement dépourvue et ne dispose plus de prêtre » précise le Père Maculewicz.

Le nombre des membres de la communauté, explique le religieux, est variable. « Chaque année, nous avons de nouveaux baptêmes mais, dans le même temps, persiste un processus de migration en direction d’autres pays tels que la Russie, la Pologne ou le Kazakhstan.

Au sein de la Paroisse de Tachkent, la Messe n’est pas seulement fréquentée par des catholiques mais également par des personnes qui, attirées par le message évangélique, nous observe et, quelques temps plus tard, décident de commencer le catéchuménat ». « Cette année, ce sont 9 personnes qui ont reçu le baptême et la première communion au cours de la Veillée pascale.(Agence Fides 28/05/2018)

 

 

KAZAKHSTAN - LE CHEF DE L'ETAT INVITE LE PAPE A ASTANA

Le Président du Kazakhstan, Nursultan Nazarbayev, a invité le Pape François à participer au VI° Congrès des responsables de religions mondiales et traditionnelles qui se tiendra en octobre prochain à Astana. L’invitation faite au Pape a été remise au Vatican par le Président du Sénat kazakh, Kasym-Zhomart Takayev, reçu ces jours derniers à Rome par le Secrétaire d’Etat le cardinal Pietro Parolin.

Ce dernier, également invité– a remercié de ce geste, soulignant que le forum interreligieux, accueilli périodiquement à Astana, « devient toujours plus populaire dans le monde », ajoutant que « le Saint-Siège continuera à soutenir les efforts du Président kazakh, Nursultan Nazarbayev, en faveur de la paix et de la coexistence entre personnes de tous les credo ».

Le VI° Congrès des responsables de religions mondiales et traditionnelles prévu à Astana pour les 10 et 11 octobre. Il aura pour thème « Responsables religieux pour un monde sûr ».

Ce Congrès, à partir des déclarations programmatiques des organisateurs, aura pour modèle la Journée de prière pour la paix dans le monde convoquée à Assise par Saint Jean Paul II le 24 janvier 2002 pour réaffirmer la contribution positive des différentes traditions religieuses au dialogue.

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