Nouvelles des Eglises

      NOUVELLES DES EGLISES

 

 

 

MAINTENIR TOUTES LES TENDANCES SOUS LE MEME TOIT

Le cardinal Kurt Koch, président du Conseil pontifical pour l’unité des chrétiens, s’inquiète des conflits au sein de l’Eglise. Dans une interview le 3 janvier 2018 au journal “Die Tagespost” de Würzburg, en Allemagne, il relève néanmoins qu’il ne s’agit pas d’un phénomène nouveau.

Sous les pontificats de Jean Paul II et de Benoît XVI des tensions existaient déjà. Le cardinal suisse note avec une pointe de malice parmi ceux qui soutiennent aujourd’hui le Pape François et réclament l’obéissance critiquaient vivement naguère Benoît XVI et lui résistaient. Et qu’à l’inverse ceux qui s’affirmaient fidèles au Pape et loyaux envers Jean Paul II et Benoît XVI sont aujourd’hui les premiers à remettre en cause la Pape actuel.

Adorateurs un jour, critiques acerbes le lendemain Tout au long de son histoire, l’Église a été consciente que des tensions pouvaient surgir, estime le cardinal. Toutes les précautions doivent alors être prises pour éviter que les tensions ne dégénèrent en divisions.


LA POLITIQUE CARDINALICE DU PAPE

La nomination des nouveaux cardinaux, créés en juin, témoigne une fois de plus de la politique cardinalice du Pape François. Le cardinalat est un service auprès du Souverain Pontife et non pas une nomination honorifique.

La dernière promotion est "pastorale" : depuis son élection, le P ape nomme des cardinaux en s'affranchissant des usages établis et en appliquant ses propres critères de choix : Réduire le poids de la Curie vaticane, au profit de prélats qui ont la charge d’un diocèse. Ainsi, seulement 5 des 44 cardinaux électeurs créés lors des 3 premiers consistoires du pontificat travaillent à la Curie

Il réduit le poids de l'Europe au sein du collège cardinalice et, notamment, celui de l'Italie qui fournit le plus gros contingent de cardinaux au bénéfice des autres parties du monde. Ainsi, lors du conclave de 2013, l'Europe fournissait 60 des 117 cardinaux électeurs. Fin 2016, elle ne représente plus que 54 des 121 électeurs.

De même, le nombre des électeurs italiens est passé de 28 à 25 sur la même période. A contrario, l'Amérique Latine compte 21 cardinaux électeurs, soit 8 de plus qu'en 2013, l'Asie et l'Océanie en comptent 18 contre 11 en 2013 et l'Afrique, dans le même temps, est passée de 11 à 153.

Il n'hésite pas de donner des voix aux périphéries de l’Église (pays en guerre, pays où les chrétiens sont minoritaires, pays de grande pauvreté) : ainsi la Dominique, Haïti, les Îles Tonga, la Papouasie-Nouvelle-Guinée, le Cap-Vert, la République centrafricaine, le Lesotho, le Bangladesh, la Malaisie, la Birmanie ont, pour la première fois, des prélats élevés au cardinalat.

Enfin, même parmi les grandes nations catholiques, il n'honore pas forcément les titulaires de sièges traditionnellement cardinalices (Venise, Turin, Marseille, Tolède, Séville, Détroit, Baltimore, Los Angeles, Monterrey...), au bénéfice de pasteurs dont le pape approuve la ligne pastorale mais occupant des sièges moins prestigieux : Agrigente, Ancône ou Pérouse en Italie, Newark aux États-Unis, Tlalnepantla ou Morelia au Mexique.


LA DATE DE NOTRE BAPTEME

En la solennité du Baptême du Seigneur, ce dimanche 7 janvier, le Pape a demandé aux fidèles s’ils connaissaient la date de leur baptême.
A l’occasion de la prière de l’Angélus, le Pape est d’abord revenu sur le choix de Jésus de se faire baptiser dans le Jourdain par Jean-Baptiste. Il souligne «la grande humilité» dont Jésus fit preuve ce jour-là, en se mettant dans la queue des pécheurs qui souhaitaient être purifiés de leurs péchés pour commencer, avec l’aide de Dieu, une vie nouvelle.

Ce faisant, Dieu a manifesté «la disponibilité de Jésus à s’immerger dans le fleuve de l’humanité, à prendre sur lui les manquements et faiblesses des hommes, à partager leur désir de libération et de dépassement de tout ce qui les éloignait de Dieu».

. «Nous devons toujours avoir cette date en mémoire, car c’est un jour de fête, la date de notre sanctification initiale, la date à laquelle le Père nous a donné l’Esprit Saint qui nous pousse à avancer, la date du grand pardon».

 

INDE - 23 AGRESSIONS ANTI-CHRETIENNES DURANT LA PERIODE DE NOEL

Les communautés chrétiennes en Inde ont subi au moins 23 attaques pour des motifs religieux au cours de la période de Noël, ce qui a provoqué la peur et blessé les fidèles. C’est ce qu’affirme l’Agence Fides.

Le pasteur protestant Prabhu Kumar a déclaré à Fides : « Jamais aussi loin que remonte ma mémoire nous n’avons fait l’expérience d’autant d’intolérance que ce que nous vivons actuellement ».

Parmi les épisodes les plus graves, au Rajasthan, 20 militants nationalistes hindous ont attaqué une célébration de Noël régulièrement autorisée. Au Madhya Pradesh, un autre incident a impliqué 30 catholiques qui entonnaient des chants de Noë

Après cette dernière attaque, le Président de la Conférence épiscopale indienne, le Cardinal Baselios Cleemis, a déclaré : « La confiance des chrétiens indiens envers le gouvernement s’érode actuellement ».

Les chrétiens demandent le respect de la Constitution, qui garantit la liberté de religion. Les extrémistes hindous sont devenus plus audacieux au cours de ces derniers mois. « Il s’agit de l’un des temps de Noël les plus violents de l’histoire récente des chrétiens en Inde »

Le "Vishwa Hindu Parishad" VHP - (littéralement Conseil mondial hindou), l’un des plus importants groupes nationalistes hindouistes, a décidé d’intensifier sa campagne de « ghar wapsi » (« retour au bercail ») en reconvertissant de force les dalits chrétiens à l’hindouisme, affirmant qu’une augmentation des conversions chrétiennes forcées dans l’ensemble de l’Inde a été constatée, sachant que ces dernières seraient en particulier l’œuvre de chrétiens.

Lors d’une récente conférence tenue en Orissa, dans l’est de l’Inde, le VHP a condamné « la vague de conversions d’hindous sous la menace, par la tromperie et l’intimidation » intéressant tout le pays.

Selon l’organisation, les missionnaires chrétiens et les organisations musulmanes envoient de l’argent en Inde depuis l’étranger en adoptant différents moyens pour attirer ou contraindre les hindous, en particulier les dalits et les membres des populations tribales, à se convertir, mettant en danger « l’existence même des hindous ».

Pailleurs, le VHP doit constater que « la population musulmane s’accroît aussi à un rythme plus rapide que la population hindoue et qu’en 2050, l’Inde comptera la plus large population musulmane du monde », agitant le spectre du « danger djihadiste », affirmant que « les djihadistes sont en augmentation dans des Etats tels que le Bengale et le Kerala, grâce à la politique mise en œuvre par les partis au pouvoir ».

Les accusations lancées par les groupes radicaux hindous sont réfutées par des intellectuels et des observateurs qui les qualifient de « prétextes pour attaquer chrétiens et musulmans en Inde ». « Plus que les chants et les fêtes de Noël, ce qui est pris pour cible est le pluralisme de la société indienne » relève, pour Fides, Ram Puniyani, activiste pour les droits fondamentaux.


 

LES VISAGES DU CATHOLICISME PARISIEN

N
ommé le 7 décembre dernier à la tête du diocèse de Paris, le nouvel archevêque, Mgr Michel Aupetit, a été installé le 6 janvier en chrage d'un diocèse « poids lourd » dans le paysage ecclésial français.

Il connaît bien la capitale française pour y avoir été ordonné prêtre puis évêque auxi­liaire, avant d’être nommé à la tête du diocèse voisin de Nanterre.

Pour évoquer les multiples aspects de ce diocèse, le quotidien "La Croix" a choisi de le présenter dans un choix qui ne prétend pas à l’exhaustivité mais qui permet d’illustrer la vitalité du catholicisme parisien. marqué pae le cardinal Lustiger et le cardinal André Vingt-Trois.

Paris est connu pour la bonne marche et l'originalité de son séminaire. Mais l’élan des ministères consacrés se manifeste aussi dans l’ordination régulière de diacres permanents.

Du fait d’une forte densité étudiante, la jeunesse tient une place privilégiée dans les initiatives qui foisonnent : chorales, groupes de prières, colocations solidaires, scoutisme, ou encore formation spirituelle et théologique, comme l’illustre le désormais célèbre parcours « Even »…

La formation des laïcs n’est d’ailleurs pas réservée à cette tranche d’âge. En témoigne le succès de l’École Cathédrale, créée il y a trente-quatre ans, et intégrée en 2008 au Collège des Bernardins, symbole de l’investissement du diocèse dans ce domaine.

Les laïcs sont par ailleurs nombreux à s’engager dans le service des plus pauvres, en particulier des sans-abri, que ce soit avec l’opération « Hiver solidaire » ou dans l’aide aux migrants, dont le nombre explose dans certains quartiers.

Enfin, la mission ayant été un des grands axes de l’épiscopat du cardinal André Vingt-Trois, les initiatives d’évangélisation sont nombreuses. Elles sont menées non seulement par les communautés, mais aussi dans les paroisses qui se sont approprié cet appel.

Le diocèse de Paris compte plus de 500 prêtres pour 106 paroisses, 86 séminaristes (auxquels s’ajoutent 23 personnes en année de discernement spirituel précédant l’entrée au séminaire) et 104 diacres permanents résidant à Paris.

On peut estimer à 120 000 le nombre de pratiquants réguliers hebdomadaires..

Enfin la proximité immédiate des diverses instances nationales et internationales met l'Eglise de Paris au contact des situations les plus diverses


 

AU CONSEIL FRANCAIS DU CULTE MUSULMAN

La Grande mosquée de Paris vient de se retirer du Conseil français du culte musulman. L'institution a pris cette décision après que son recteur, Dalil Boubakeur, n'est pas été invité à la présentation des vœux d'Emmanuel Macron aux autorités religieuses.

Le recteur de la grande mosquée de Paris, s'estimant "marginalisé" par l'Elysée, a annoncé son retrait des instances du Conseil français du culte musulman (CFCM).

"Il est surprenant que l'institution religieuse musulmane la plus emblématique de France (...) soit ainsi marginalisée voire ostracisée", peut-on lire dans un communiqué, qui présente la mosquée comme la "gardienne vigilante de l'islam du juste milieu depuis sa création en 1926".

"Prenant acte de cette injuste et inexplicable mise à l’écart, la grande mosquée de Paris décide, par conséquent, de se retirer de toutes les instances du CFCM et de ne plus participer à toute initiative émanant des pouvoirs publics sur l’organisation du culte musulman", lit-on en conclusion.

Fondé en 2003 à l'initiative de Nicolas Sarkozy, alors ministre de l'Intérieur, le CFCM sert notamment d'intermédiaire avec les pouvoirs publics. Depuis plusieurs années, les rencontres entre le président de la République et les responsables religieux étaient réservées à des situations de crise. « Le fait de vouloir nous rencontrer régulièrement, dans des périodes de calme, revient à nous associer à la construction de ce qui fait une nation », estime le grand rabbin de France Haïm Korsia.


 


LE POINT DE VUE DE LA COMMUNAUTE JUIVE

“ Il n’y a qu’une communauté, la communauté nationale“ estime le grand rabbin Haïm Korsia.

" Depuis quelques années, beaucoup dénoncent l’indifférence à l’égard de la communauté juive, en France et ailleurs en Europe… En effet, pendant des années nous avons éprouvé un grand sentiment d’indifférence et d’injustice. Ce qui renvoie à ce que disait Elie ­Wiesel dans une phrase lumineuse : « L’opposé de l’amour n’est pas la haine mais l’indifférence. »

"" Je pense, poursuit Haim Korsia, aux assassinats perpétrés contre trois militaires, un professeur et trois enfants de l’école juive Ozar Hatorah de Toulouse en mars 2012. Qui alors a manifesté alors ? Les Juifs, essentiellement.

« J’aurais rêvé que tout le peuple de France soit là. Mais il n’y avait que votre communauté. »regrette les participants du dialogue judéo-chrétien.

La réaction à l’attentat, le 9 janvier 2015, dans l’­Hyper Cacher de la porte de Vincennes a été différente. Cet attentat, qui a fait quatre morts, arrivait deux jours après l’attaque contre Charlie Hebdo. La marche du dimanche 11 janvier 2015 inclut donc tout le monde. On retrouve l’élan de fraternité qu’on n’aurait jamais dû perdre. Mais s’il n’y avait eu que l’Hyper Cacher, aurait-on vu quatre millions de personnes défiler dans les rues ?

Poser la question, c’est y répondre… Il n’empêche. Des millions de personnes ont défilé, souvent avec des panneaux portant l’inscription « Je suis juif ». Et j’ai alors ressenti physiquement cette fraternité-là, et même cette hyper-fraternité autour de ce qu’est la République.

" Sans les Juifs de France, la France ne serait pas la France » –, je pense que l’on aurait eu du mal à cautériser la blessure. Nous avions besoin de sentir que ce n’était pas que la souffrance des Juifs, mais une souffrance globale et partagée. Et c’est désormais le cas. Depuis l’attentat au Bataclan, en novembre 2015, chacun sait qu’il pourrait être pris pour cible. Tout le monde a intégré le risque. "

C’est un fait, il y a des antisémites en France, même si la France n’est pas antisémite. Il y a malheureusement des endroits où on ne peut plus vivre sereinement en tant que Juif. C’est d’autant plus inacceptable que c’est peut-être l’objectif premier de la République de demeurer une et indivisible. Mais, encore une fois, désormais l’inquiétude est partagée par tous nos concitoyens. À propos des actes antisémites, la situation se dégrade aujourd’hui ."


 

FRANCE : LES CULTES DOIVENT S'IMPLIQUER DANS LES DEBATS DE SOCIETE

Recevant à l'Elysée les principaux responsables des cultes catholique, orthodoxe, protestant, juif, musulman, et bouddhiste de France, le président français Emmanuel Macron invite les religions à s’impliquer dans les débats de société.

Après la rencontre avec les cultes du 21 décembre 2017, Emmanuel Macron a réaffirmé ce 4 janvier sa volonté de poursuivre ces rendez-vous de manière régulière, d’autant plus que l’année 2018 sera marquée par les révisions des lois de bioéthique à l’automne.

À ce sujet, le président a déclaré, lors de ces vœux, vouloir «donner le temps d'un vrai débat philosophique dans la société avant de légiférer».

«J 'aurai à cœur que notre société puisse s'adapter aux évolutions qui sont en cours, que la loi puisse refléter celles-ci dans le cadre de ce qui est son esprit constant et que nous puissions aussi tout en accompagnant les évolutions technologiques, leur donner un cadre éthique indispensable», a-t-il assuré, garantissant la participation des autorités religieuses au débat.

Dans le même temps, Emmanuel Macron a ainsi annoncé qu’il réunirait «de manière régulière, non médiatisée, ceux qui ont œuvré sur le travail de ces lois de bioéthique, en particulier le comité consultatif national d’éthique, ainsi que les représentants désignés par les responsables religieux, selon les sujets».

Le président français a également confirmé son souhait de débattre avec les leaders religieux, de l'accueil des réfugiés, des aumôneries en particulier dans les prisons, et de l’école,

À propos de son discours sur la laïcité, il a rappelé que celui-ci demeurerait «dépassionné, direct et exigeant», insistant sur la nécessité de mener un travail sur la structuration de l'islam en France, «condition même pour que cette religion ne tombe pas dans les rets de ses propres divisions et de la crise qu'elle est en train de vivre sur le plan international».

Emmanuel Macron remercie le Pape pour son action pour les réfugiés et le climat L

Quelques heures après ses vœux aux autorités religieuses, Emmanuel Macron s’est adressé en cette nouvelle année aux ambassadeurs accrédités auprès de la République française.

Comme c’est la tradition, Mgr Luigi Ventura, nonce apostolique en France et doyen du corps diplomatique, a introduit l’échange. À cette occasion, Emmanuel Macron l’a remercié, adressant «ses vœux de bonheur et de santé au Très Saint-Père», et lui signifiant combien «son action courageuse est ici admirée, qu’il s’agisse de son voyage récent en Birmanie, de son action en faveur des migrants ou de son plaidoyer pour le climat et la planète».


 

RD CONGO - UN TRAGIQUE BILAN

- 5 morts, 134 églises fermées, 6 prêtres arrêtés, tel est bilan provisoire de la répression gouvernementale de la marche du 31 décembre promue par le Comité Laïc de Coordination (CLC, organisation du laïcat catholique) pour demander au Président Joseph Kabila une déclaration par laquelle il s’engage à ne pas se porter candidat à sa propre succession conformément à la Constitution ainsi que le respect des Accords du 31 décembre 2016.
Ces 134 paroisses ont vu leur accès interdites aux fidèles, 5 Paroisses ont vu la célébration des Messes interrompue par les forces de sécurité, 18 autres ont vu leurs clôtures envahies par les forces de sécurité et 10 autres Paroisses ont vu leur enclos perturbés par le lancement de gaz lacrymogènes.

Ledjely, journaliste en Guinée se félicite de l’implication de l’Eglise catholique. « La nature ayant horreur du vide, il était attendu qu’un autre contre-pouvoir émerge en République démocratique du Congo, pour supplanter l’inefficacité sinon la démission de l’opposition.

" Cependant, on était loin de penser que ce nouvel espoir viendrait de l’institution religieuse, très friande de sa neutralité classique. Encore que dans ce pays, les prélats ont l’habitude de ne pas opposer de l’indifférence à la souffrance de la population.

Mais avec la répression dont les fidèles ont été l’objet dimanche dernier et la profanation des lieux de culte par les forces de l’ordre, l’Eglise sort de sa réserve. Et avec elle, conclut Ledjely, renaît l’espoir contre le monstre qu’est le pouvoir congolais.

Pour leur part, les autorités de Kinshasa tentent de jouer l’apaisement. Ainsi, rapporte le site d’information congolais Actualité.CD, « Marie-Ange Mushobekwa, ministre des Droits humains, qui a échangé hier à huis clos avec les ONG de défense des droits de l’homme, se dit prête à enquêter avec ses collaborateurs sur les violences du 31 décembre. »

L’un de ceux qui a rencontré la ministre hier, poursuit "Actualité.CD" , « Georges Kapiamba, président de l’Association congolaise pour l’accès à la justice, dit détenir des preuves des violations des droits de l’homme commis par les forces de l’ordre et de sécurité pendant la marche organisée par le Comité Laïc de Coordination de l’Eglise catholique.

"Nous sommes disposés à enquêter, affirme-t-il, avec le ministère des Droits humains. Pour une large part de la presse ouest-africaine, le président Kabila a désormais le dos au mur… C’est ce qu’affirme notamment "Le Pays" au Burkina, habituel pourfendeur du président congolais : « que va-t-il se passer maintenant que Joseph Kabila a réussi faire l’unanimité contre lui, sortant de sa torpeur calculée l’Eglise catholique ?, s’interroge le quotidien ouagalais.

La grande équation, dans ce climat socio-politique chaotique, demeure en effet l’armée, relève "Le Pays", qui continue de soutenir un régime qui n’a plus aucun respect pour la vie humaine. (…) Il est temps maintenant, exhorte le quotidien burkinabè, que les militaires prennent leur responsabilité pour protéger les brebis contre le loup imposteur. » (source RFI


 


 

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