Nouvelles des Eglises

      NOUVELLES DES EGLISES

 

 

                                      8 décembre 2018

 

 

GRANDE-BRETAGNE - LES RELIGIONS SUR LA BBC

Les religions des Hindous, musulmans, sikhs ou juifs seront mieux représentés sur la BBC . Le principal service audiovisuel britannique va consacrer plus de place à des documentaires et des séries télévisées concernant la diversité religieuse, grâce à des thématiques liées à l’appartenance hindoue, musulmane, sikh ou juive.

Les grandes lignes d’un rapport interne de la BBC, le principal service audiovisuel britannique, ont été publiées dans l’édition du 20 décembre du Times de Londres. Ce rapport fait suite aux consultations menées depuis un an, auprès de plus de 150 personnalités religieuses dont Justin Welby, primat de l’Église anglicane et archevêque de Cantorbéry, Rav Ephraïm Mirvis, grand rabbin d’Angleterre, plusieurs représentants musulmans, t des représentants du monde laïc.

Des consultations qui ont révélé un manque de représentation de la diversité religieuse des Britanniques, même si un sondage récent montre que 53 % d’entre eux déclarent ne pas avoir de religion. L

Le directeur général de la BBC, le baron Anthony William Hall of Birkenhead, a assuré que « l’engagement pour couvrir le christianisme ne serait pas diminué », et que des programmes innovants seraient conçus pendant les périodes de Noël et de Pâque

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LA CONTROVERSE S'ETEND EN EUROPE OCCIDENTALE

Le différend entre les patriarcats orthodoxes de Constantinople et de Moscou sur la fondation d’une église nationale ukrainienne indépendante se poursuit. Le Saint Synode de Constantinople a ainsi décidé de dissoudre son archéparchie pour les communautés de tradition orthodoxe russe en Europe occidentale et de l’intégrer dans les éparchies locales (diocèses) du patriarcat oecuménique de Constantinople.

Le patriarcat a invité les fidèles russophones à rentrer dans son bercail. Le décret de 1999 concernant la nomination d’un archevêque pour ces communautés – le dernier étant Mgr Jean Renneteau – a été retiré le 22 novembre 2018.

Selon la Fondation “Pro Oriente” de Vienne, Constantinople a cité comme raison les nécessités pastorales et spirituelles actuelles. Les circonstances qui avaient conduit à la création de l’Exarchat (une unité territoriale de l’Eglise en dehors des pays d’origine) après la Révolution russe d’octobre 1917 ont changé. Il s’agissait alors de préserver la tradition spirituelle de la Russie après les persécutions sanglantes du régime communiste athée.

Il s’agit aujourd’hui de renforcer le lien entre les paroisses de tradition russe et l’Eglise mère de Constantinople. L’archevêque Mgr Jean Renneteau a été surpris par la décision que le patriarche œcuménique Bartholomée lui a personnellement communiquée. Il n’avait pas été consulté auparavant, mais avait déjà été confronté à cette idée lors d’une visite de travail au Phanar à Istanbul.

L’archevêché a annoncé sur son site internet qu’une “Assemblée pastorale” est prévue le 15 décembre pour informer les prêtres et les fidèles de la situation. L’archevéché des Eglises orthodoxes russes en Europe occidentale basé à Paris comprend actuellement 65 paroisses, deux monastères et sept communautés monastiques. Environ 100 prêtres et 30 diacres sont actifs dans la pastorale.

De son côté, le patriarcat de Moscou a rappelé qu’en 2003, le patriarche Alexis II avait déjà proposé à tous les évêques et paroisses orthodoxes de tradition russe en Europe occidentale de s’unir au sein du district métropolitain autonome de l’Église russe.

Il est possible que le moment soit venu de reconsidérer cet appel, a déclaré à Interfax l’archiprêtre Nikolay Balashov, chef adjoint du Département des relations extérieures du patriarcat de Moscou.

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CENTRAFRIQUE- LE CONFLIT INTERNE ACTUEL

Le centre de la Centrafrique, a été attaqué, mi- novembre, par l’Union pour la paix en Centrafrique, un groupe armé musulman.

Près de soixante personnes, dont deux prêtres, ont été tuées lors de cette attaque. Le cardinal Dieudonné Nzapalainga, archevêque de Bangui, et membre de la Plateforme des confessions religieuses est revenu sur ce drame et sur le conflit en Centrafrique.

L’évêché d’Alindao abrite un camp de déplacés qui accueille des populations civiles. Des anti-balaka, groupe armé majoritairement chrétien, se sont infiltrés parmi elles.Ces derniers temps, il y a eu des événements successifs qui ont fait monter la tension. Des gens qui allaient aux champs ont été tués et l’on a soupçonné la Séléka.

Le 14 novembre, deux musulmans ont été tués, l’un à Alindao, l’autre à Bambari (centre). Cela a été l’élément déclencheur car les Séléka de l’UPC ont supposé que ces meurtres ont été commis par des anti-balaka cachés à l’évêché.

Ils ont mis le feu au camp et tiré à balles réelles. Malheureusement, ce sont des enfants et des personnes âgées qui ont été tués, les personnes valides ayant fui. L’évêque et les prêtres sont restés sur les lieux mais un des prêtres qui était sorti chercher sa valise a été arrêté et tué.

Trois vagues de groupes armés ont tout pris à l’évêché. Le vicaire général, le gardien et un scout ont été tués par le dernier groupe. L’évêque s’est finalement réfugié à la Mission des Nations unies en Centrafrique (Minusca).

Pendant 8 jours, la population a fui et s’est réfugiée dans un petit village situé à 8 km de là. Mais la localité est petite pour accueillir 26 000 personnes. Un drame humanitaire s’y déroule. Les gens n’ont rien à manger. Ils grattent à même le sol pour trouver des restes de nourriture. L’école est fermée et de nombreux enfants sont malades.

Les musulmans sont pris en otage dans ce conflit. Mais aussi pour le cardinal Nzapalainga : Il y a eu des cas très concrets où certaines troupes de la Minsuca ont eu des comportements qui laissent à désirer. Par exemple, le contingent mauritanien n’a rien fait lors des exactions d’Alindao, pas un seul coup de feu.

L’Église catholique accueille des réfugiés musulmans et chrétiens. mais on ne peut pas désarmer des personnes armées qui s’infiltrent dans les camps. avec 6 000 réfugiés à gérer, il est difficile de vérifier.(source Fides)

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ARGENTINE + LA SEPARATION DE L'EGLISE ET DE L'ETAT

La Conférence épiscopale argentine (CEA) a fait savoir qu’elle cessera progressivement de recevoir la subvention de l’État, confortant une règle établie par le pape François lorsqu’il était archevêque de Buenos Aires.

L’article 2 de la constitution nationale argentine établit que « le Gouvernement fédéral soutient le culte catholique apostolique romain. » Cela se traduit par une assistance financière de 130 millions de pesos (3 millions d’euros), soit 7 % des ressources budgétaires annuelles de l’Église catholique dans ce pays.

Cette somme couvre le salaire des évêques, l’aide aux paroisses frontalières et des bourses pour les séminaristes. Les pourparlers à ce sujet entre l’épiscopat argentin et le gouvernement du président Mauricio Macri ont commencé en août dernier, quand il a été établi d’un commun accord que la séparation serait progressive.

Cette position a été renforcée par les 94 évêques présents à la 116e Assemblée plénière de l’épiscopat argentin (CEA), qui s’est tenue du 5 au 9 novembre. « Une commission au sein de l’épiscopat travailleà la création d’un fonds de solidarité et poursuivra ce chemin de dialogue avec le gouvernement national, en s’accordant sur diverses alternatives qui faciliteront ce remplacement de fonds.
" Nous pensons renforcer les mécanismes basés sur la solidarité des communautés et des fidèles que l’Église dispose déjà dans son œuvre évangélisatrice », indique le porte-parole de la CEA, le P. Maximo Jurcinovic.

« Ce que l’on cherche, c’est un changement en passant de l’idée que l’État soutient l’Église au fait que l’État génère les mécanismes ou les conditions qui permettent de soutenir les cultes », a précisé le secrétaire d’État aux cultes, Alfredo Abriani. Les médias voient dans cette décision de la CEA la conséquence de relations froides avec le gouvernement

À l'ouverture de l’Assemblée plénière, Mgr Oscar Ojea, président de la Conférence épiscopale, a souligné que le pays traverse une crise économique et sociale qui « frappe tout le peuple argentin » et que « la confiance dans le personnel politique s’en ressent, augmentant la mauvaise humeur sociale, la colère et l'intolérance qui rendent très tendu le vivre ensemble. »

Le président de la CEA a dénoncé les « attaques personnelles » contre le pape François venues « de l'intérieur et de l'extérieur de l'Église, d'une manière sans précédent ». « Le pape croit que l'Église doit être indépendante pour pouvoir s'exprimer librement parce que, dans une certaine mesure, les conditions de financement de l'État conditionnent ou peuvent conditionner la position politique de l'Église à l’égard de la réalité gouvernementale. »

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lISRAEL + UNE ANNEXION INADMISSIBLE

Quelques 25 ha de terrains appartenant au Patriarcat de Jérusalem des Latins ont été occupés par l'armée israélienne et transformés en camp militaire. Les terrains occupés, ainsi que l'a indiqué l'Agence Fides se trouve dans les environs des villages palestiniens de Tayasir et de Bardala, dans le nord de la vallée du Jourdain.

Des associations et organisations palestiniennes ont qualifié l'opération de violation du droit international. Les terrains confisqués se trouvent à proximité d'un camp militaire israélien préexistant qui a été récemment restructuré et doté de constructions en dur.

Au cours de la journée du 28 novembre, le Patriarcat de Jérusalem des Latins a diffusé un communiqué pour dénoncer l'appropriation des terrains de la part des forces militaires israéliennes, annonçant son intention d'affronter l'affaire de manière appropriée afin de conjurer « des dommages ultérieurs dérivant de celle-ci ».

Le Patriarcat latin condamne une nouvelle fois la loi israélienne validant l’expropriation de terres palestiniennes.Une loi adoptée par la Knesset dans la nuit du lundi 6 février 2017, et renouvelée ces derniers jours et qui autorise l’Etat israélien à s’approprier des terrains privés palestiniens sur lesquels des Israéliens ont construit et construisent sans autorisation.

"Le Patriarcat latin condamne fermement cette loi inique et unilatérale permettant l’annexion de facto de terres privées palestiniennes au profit de la colonisation israélienne.

Une telle loi mine la solution à deux Etats, éloigne plus encore les espoirs de paix et risquerait d’être lourde de conséquences. " Vivement inquiet pour l’avenir de la paix et de la justice en Terre Sainte, le Patriarcat latin soutenu pa l'Ordrs de Malte, appelle les dirigeants à prendre résolument des décisions en faveur de la paix, de la justice et de la dignité de tous.

Le grand mufti de Jérusalem, le cheikh Mohammad Ahmad Husayn, a également dénoncé publiquement la récente occupation de terrains du Patriarcat de Jérusalem des Latins de la part de l'armée israélienne, la qualifiant d'acte de prédation visant à accroître l'occupation de territoires palestiniens de la part de colonies israéliennes.

Le représentant sunnite a sollicité les responsables politiques du monde afin qu'ils interviennent pour bloquer la « politique des faits accomplis » qui continue à ne tenir aucunement en compte les résolutions internationales.

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FRANCE + LES BLOUSONS JAUNES

Si avant le samedi 1er décembre, les évêques de France demeuraient en retrait, la crise est depuis devenue incontournable et des voix s’expriment. « Certains demandent aux évêques une parole sur les gilets jaunes. Mais que dire d’intelligent et d’inspiré ? », s’est demandé Mgr Malle, évêque de Gap et Embrun,

De son côté, Mgr Olivier Ribadeau Dumas, secrétaire général de la conférence des évêques de France (CEF), souligne « le rôle et la responsabilité » des catholiques pour « participer à la reconstruction du lien social ». « Nous devons écouter, dialoguer et apaiser », insiste-t-il,

Samedi 1er décembre, il avait réagi sur Twitter, condamnant la violence mais pointant notamment « la cassure profonde entre les « élites » et ceux qui se sentent mis de côté ».Mais aucun mouvement d’Église n’apparaît toutefois directement engagé dans le mouvement.

Au Mouvement chrétien des retraités (MCR), le président Jérôme Deschard note une « préoccupation » partagée sur le pouvoir d’achat, voire une « une solidarité » de ses adhérents. Mais le MCR n’envisage pas d’action ou prise de parole.

De son côté, l’Action catholique ouvrière (ACO) s’était déjà exprimée dans un communiqué daté du 23 novembre. « Ils crient leur colère et portent des revendications sociales face à un pouvoir souvent méprisant et arrogant envers les plus faibles et favorisant les plus riches », est-il souligné.

« Nous invitons à l’engagement syndical ou politique pour œuvrer au quotidien », précise Sylvie Merigard, porte-parole du secrétariat national qui pointe du doigt le risque de débordements et de récupérations politiques dans les mouvements « qui ne sont pas structurés ».

Absence de structure, risque de débordements, phénomène mal identifié : ce sont les arguments les plus récurrents pour justifier l’attitude circonspecte observée pour l’heure par les mouvements d’Église à l’égard des gilets jaunes.

« Ce n’est pas une mobilisation classique, avec une affiliation politique ou syndicale claire », fait-on savoir à la Jeunesse ouvrière chrétienne, qui en dépit de sympathies en interne, affirme qu’il est « encore complexe d’exprimer une position ».

« On ne veut pas partir dans quelque chose de populiste ou de révolutionnaire », tranche Philippe Royer, président du mouvement des Entrepreneurs et dirigeants chrétiens (EDC), inquiet de la présence de militants d’extrême droite et d’extrême gauche parmi les Gilets jaunes. « Notre rôle est de prendre du recul avec intelligence pour comprendre la mutation du travail actuel, sans quoi on sera incapables de porter une vision », poursuit-il

Refusant de choisir « entre justice sociale et préservation de notre’maison commune’», le Secours catholique a justement tenté une prise de recul.

Tout en soutenant avec vigueur la transition écologique, l’association, dans une note du 23 novembrel constatait aussi que la hausse du prix des carburants frappe les « presque pauvres », qu’elle voit de plus en plus dans ses accueils : « Pour eux, un surcoût mensuel de quelques dizaines d’euros à la pompe est synonyme de sacrifices sur des dépenses essentielles. »

Dans un message, publié mercredi 5 décembre, Mgr Michel Aupetit, archevêque de Paris, prend la parole trois semaines après le déclenchement de la crise des gilets jaunes. Dans une ville encore marquée par les scènes d’affrontement du samedi 1er décembre, il « dénonce la violence scandaleuse de ceux qui en profitent pour saccager ».

Mais l’ancien évêque de Nanterre, qui avait déjà fait référence aux gilets jaunes dans son homélie de dimanche 2 décembre, affirme également être à l’écoute de cette crise sociale qui agite le pays. Il souligne la « souffrance » et la « colère » qui s’expriment. Mgr Aupetit assure aussi comprendre ceux qui « luttent pour conserver une vie digne ». (CEF)

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ISRAEL - EST-CE UN ANNEAU DE PILATE

Un anneau gravé au nom de Ponce Pilate a été découvert près de Bethléem .

Le nom de Ponce Pilate, le gouverneur romain responsable de la crucifixion de Jésus, a été identifié sur cet anneau de bronze découvert il y a cinquante ans sur un site archéologique près de Bethléem, dans les Territoires palestiniens, selon le quotidien israélien Haaretz.

L’authenticité de l’anneau a été établie sur le fait que le nom de Pilate est un nom très rare dans la Palestine du Ier siècle

 

 

 

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